Comment ne pas parler du dernier film d'Ang
Lee, "Lust Caution" ou en Français dans le texte, "Amour, Luxure, Trahison", titre qui me parait très plat comparé au titre anglais beaucoup
plus fort...
On passera sur la trame, l'histoire d'espionnage, prétexte pour narrer les relations de dépendances qui peuvent s'installer parfois entre les êtres humains et dans ce cas entre Tony Leug qui jour
Monsieur Yee, froid politique ambitieux qui n'hésite pas à collaborer avec l'occupant japonais et Wei Tang qui joue wong chia chi, l'étudiante comédienne exhaltée qui s'engage par passion, sans
réaliser ce qui va lui arriver...
Ce film c'est un apprentissage ou comment on joue à l'espionne et on se fait ratraper par l'amour...
Sublime interprétation des deux premiers rôles Tony Leug bien sûr qu'on a déjà vu et apprécié souvent, mais surtout Wei Tang, vraie découverte de ce film qui crève l'écran de son regard troublant.
une des premières scènes de séduction m'a rappelé la rencontree de Bacall et Bogart dans "To have or have not" (Le port de l'angoisse
en français) et je ne pense pas que ce soit un hasard quand on voit l'ambiance très années quarante de ce fim. Ang Lee travaille son image subtilement, très asiatique avec de magnifiques images et
scènes d'amour.
Coup de coeur de cette semaine pour
l'écrivain poète Christophe Tarkos, mort en 2004, dont une séléction de textes sont mis en scène, en musique, dis et chantés dans "Le cri de l'oie" :
Textes très forts, très prenants avec beaucoup d'humour et de décalage sur des sujets toujours étonnants : un grand moment de "poésie impure : d'une violangue proétique" ...
Vous pouvez trouver ses livres chez plusieurs éditeurs dont P.O.L., qui met à votre disposition (en pdf) les premières
pages de 3 ouvrages.
Je vous livre aussi le site des éditions cactus qui a édité un CD,
malheureusement épuisé, mais où vous trouverez 3 extraits téléchargeabes de superbes textes dis par l'auteur: Le petit bidon, L'homme de merde, je gonfle, tambour tombola et
ondes.
Ce spectacle a été créé cette semaine au Phoenix de Valenciennes et repris la semaine prochaine au Théâtre, scène nationale de Poitiers par Thierry Poquet (Compagnie Eolie songe) et l'ensemble
instrumental Ars Nova avec Valérie Philippin, soprano / comédienne, François Mulard, baryton martin / comédien, Michel Hermon, basse / comédien, Andreas Müller et Rosalind
Crisp, danseurs - 5 instrumentistes d'Ars Nova ensemble instrumental.
Vous aimez l'aventure? Vous rêver de voyage? L'Alaska vous tente? Vous cherchez à retrouver vos valeurs
perdues dans cette vie qui va trop vite? Vous n'aimez pas la période des soldes? Jack Kerouac ou Jack London vous ont fait rêver?
Autant de raisons pour courir au cinéma prés de chez vous voir "Into the wild" de Sean Penn, ce road movie, cette quête extraordinaire réalisé à partir de l'histoire vraie de
Christopher McCandless qui avait tout pour réussir et qui décide de tout plaquer pour chercher la vérité, sa vérité.
Alex Supertramp, comme il se surnomme lui-même, c'est à dire "super vagabond", vous fera voyager au sein de la grande et belle amérique du nord, pas celle de Bush, la vraie, jusqu'au
bout du colorado et au fin fond de l'Alaska. Il rencontrera des gens extraordinaires, des hippies toujours en recherche d'un monde meilleur jusqu' à un militaire en retraite, seul et casanier, mais
qui se laisse bousculer par ce jeune trublion qui débarque dans sa vie tranquillle et du coup devient émouvant à souhait.
En résumé, un vent de fraicheur qui fait du bien et redonne foi aux valeurs portés par certains hommes ! Et en plus, les images des grands espaces sont somptueuses!
Il dit que le théâtre c’est
une relation amoureuse. Avec le metteur en scène, d’abord, pour que le jeu puisse traduire l’intention, pour que le texte puisse être distillé patiemment, qu’il puisse traverser, transcender son
interprète. Avec le public, aussi, qui par ses émotions, ses rires, son silence, exprime cet indéfinissable, cet impalpable qui lui fait sentir qu’il l’a entendu, que le message est
passé.
Il dit qu’il a besoin de cet amour pour jouer et se donner. Et moi, je ne comprends pas toujours cela. J’admire et je suis jaloux de cette flamme qui l’anime. Je suis jaloux car sur scène, ce n’est
plus lui mais Ivanov, Iago ou le soldat Woyzeck.
Et lui, c’est Shakespeare qui lui a appris la jalousie quand il est devenu Othello tuant Desdémone.
« Comédien, cela veut dire un homme qui se prête à d’autres, qui cherche le changement de personnalité, qui ne veut surtout pas être fidèle à lui-même mais au personnage
qu’il va interpréter. Le partenaire du comédien, c’est l’auteur. » (Extrait de L’humilité de l’acteur, entretien donné au Monde par Michel Bouquet le 17 décembre
2006)
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