
Eh oui, vous êtes bien à Paris !
Dans un des endroits préférés de Georges Sand qui est presque devenu son musée ...
Rue Chaptal, caché au fond d'une ruelle, vous trouverez le musée de la vie romantique qu'on adore et qu'on recommande chaudement, surtout l'été pour le jardin et la verrière où l'on peut déjeuner d'un rien, où tout est hors du temps ...
Allez y, vous ne serez pas déçu !
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31 décembre 2005, Rendez vous des amis, rue Gabrielle, Montmartre
Il est des lieux où le temps semble s’arrêter ou tout au moins ralentir pour souffler, nous laisser retrouver quelque espace. Le Rendez Vous des amis fait partie de ceux là. Quelques murs jaunis, quelques graffitis témoins de soirées tardives et arrosées. Un calme - peut-être artificiel - mais qui pourrait être parfois vrai. La présence du bois – parquet, sièges, tables – permet ce dégagement.
Au pied du Montmartre touristique où les foules se pressent, ce petit lieu, découvert avec Stéphane, devenait une habitude, un passage. Le défilé des quelques touristes dans la rue lui donnait encore un peu plus de confort protégé, comme si les gens ne le voyaient pas, comme si ce bar avait acquis une forme d’invisibilité aux regards des gens qui ne le méritaient pas. Etre là simplement, regarder, voir, entendre.
Face à nous, ce mur qui descend de la butte, ce petit escalier de bois fragile, un arbre, rare, envahi par le lierre, mur en pierre qui reflète le soleil d’hiver revenu.
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Pourquoi le 1er mai ? Pourquoi Les mignons ?
Peut-être parce qu'il faisait beau, non ?
Peut-être parce que les pavots étaient en fleur,
On y retournera, de toute façon ...
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L'absurde serait d'attendre, de ne rien écrire. L'habituelle
démangeaison ne venait pas. François avait beau tourner et retourner son café, lire les journaux du matin en cherchant l'inspiration, rien ! Pas la plus petite envie de coucher ses fantasmes
habituels sur les pages blanches de son petit carnet. Il se recula sur la banquette de bois mat et commanda un autre café. Ses yeux erraient vaguement d'un point à un autre, les chaises et les
tables alignées, vides de clients à cette heure matinale. Le comptoir en cuivre luit avec insolence dans ce soleil jaune pâle qui venait d'envahir l'espace. Le patron débonnaire s'absorbait dans
la contemplation des rubriques faits divers du grand quotidien régional, les commentant régulièrement de petits soupirs ou de petites phrases percutantes traduisant son opinion. François sourit.
Il était heureux ici, bêtement heureux, il n'écrirait pas ce matin mais cela n'avait aucune importance, ce qui comptait après tout c'était la vie et tant pis si l'écriture ne se présentait pas
immédiatement. François dégustait son deuxième café à petites gorgées. Il ferma les yeux, laissant la sensation de la douce liqueur chaude envahir son corps et rayonner doucement.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, l'enfant était là. Cet enfant brun, sage, avec ses grands yeux qui le dévisageaient. Debout, près de sa table, avec sa baguette de pain et son livre de Cohen
dans les bras, il s'était arrêté net pour observer l'homme qui semblait dormir en buvant son café. François ne savait que dire. L'enfant ne bougeait pas. Il allait lui parler, lui demander ce
qu'il faisait avec ce livre dans ce café - un enfant portant un livre tel que Belle du Seigneur, ici, c'était troublant - quand celui ci s'éloigna pour s'installer à une table voisine. Il
commanda un chocolat chaud et posa l'épais recueil sur la table, il l'ouvrit précautionneusement, enleva le marque page et commença à lire. Ce fut au tour de François de regarder l'enfant avec
étonnement. Aucun son n'avait été échangé entre ces deux êtres, mais un éclair était passé, ils s'étaient déjà compris grâce à l'écriture à la magie du verbe.
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LA France, LE Travail, L'Identité Nationale, LA Morale, ...
Ces mots ont tout de même des relents difficiles à avaler même si 53% de nos compatriotes pensent le contraire et entonnent à tue-tête cet hymne guerrier qui promet de verser le sang impur dans nos sillons ...
Un pur? De qui parle-t-on d'ailleurs?
Jef
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