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Belles images ...

Route-vers-Kirsehir-29-1-08.jpg    29 janvier 2008, journée riche en événements ! Arrivé hier à Istanbul, je reprends l’avion ce matin pour Ankara où Kadir m’attend pour aller à Bogazliyan, puis Aksaray et enfin Konya mercredi soir. Mon avion reste une heure sur la piste d’Istanbul – mauvaises conditions météo sans doute – mais part enfin et arrive sans problème. Nous prenons la route comme nous l’avons souvent fait tous les deux. Le paysage est blanc d’une récente couche neigeuse qui donne à ces collines un air de vacances. Au fur et à mesure que nous progressons, le vent s’intensifie au travers de la route et donne des grandes envolées de flocons secs qui ne font que passer d’un champ à l’autre.

        Juste avant Kirsehir, nous sommes soudain arrêtés sur la route par la police qui arrête les camions car plusieurs routes sont fermées un peu plus loin. Nous passons. A Kirsehir, nous rencontrons à nouveau des autorités qui nous informent que la nationale qui va vers Kayseri est également fermée. Nous décidons donc de déjeuner et d’essayer ensuite d’aller vers Aksaray directement.

        Début d’après-midi, le vent souffle en rafales mais grâce au 4x4 de Kadir, nous poursuivons sans encombre jusqu’ Öktakoy. La situation empire, mais Kadir garde une confiance absolue en sa puissante machine. Nous décidons malgré tout de monter les chaînes et nous arrêtons dans une station service. Nous entrons dans un petit bureau au milieu duquel trône un poêle où le gérant se réchauffe. Il appelle un employé qui s’occupera des chaînes. On nous offre un thé, hospitalité turque oblige, que nous dégustons en nous réchauffant comme eux.

        Kadir décide de repartir, mais la route est étroite et les bourrasques de plus en plus violentes. Le ciel se confond avec la route et les environs. Nous doublons des villageois à pied que nous distinguons à peine. La couche de neige fraîche poussée par le vent s’accumule sur la route. Tout est blanc. Nous ralentissons de plus en plus. Soudain, la voiture s’immobilise. Kadir a pourtant mis toute sa puissance avec les quatre roues motrice en petite vitesse, rien n’y fait, et bien sûr, nous ne pouvons pas non plus reculer. Kadir ouvre la porte avec peine, le vent et la neige accumulée la bloque. Nous comprenons vite qu’il n’y a rien à faire, nous sommes bien bloqués.

        Il ne reste qu’à attendre que quelqu’un vienne à notre secours car, vous l’aurez déjà deviné, les téléphones portables ne captent aucun réseau ! Heureusement nous sommes vite rattrapés par le groupe que nous venons de doubler et qui se rendent à pied au village voisin à 4 km. Ils sont heureusement bien équipés. Ils ne peuvent que nous promettre de prévenir que nous sommes pris au piège. En fait, nous ne sommes qu’à 6 Km d’Öktakoy, mais la force du vent et l’épaisse couche de poudreuse nous interdit tout voyage à pied.

        Nous nous résignons donc et mettons le chauffage à fond. Il est environ 3h de l’après midi. Le vent forcit autour de la voiture, les flocons tourbillonnent devant les phares. La nuit tombe. Un premier chasse-neige passera vers 6h en essayant de nous dégager sans succès. Un gendarme essaie avec une pelle mais renonce vite. Il me tend la pelle mais nous n’essayerons même pas tant la tempête est forte. Il dit qu’ils vont repasser. Vers 8h, ils repassent effectivement et ne pouvant toujours pas nous dégager, ils nous emmènent sans que nous puissions récupérer nos bagages.. Je crois que je n’ai jamais été si content de voir un gendarme ! Je n’ai pourtant pas eu peur puisque nous étions dans une bonne voiture qui tournait et chauffait bien, le plein fait, mais je ne nous voyais pas passer la nuit ici.

        A la gendarmerie, très bon accueil, thé, sourires, surprise de voir un français perdu dans les neiges de l’Anatolie. Le gradé local nous conduit au seul hôtel du village. Bien sûr, il n’y a qu’une chambre, non chauffée, mais à deux lits et comme aucun kebab n’est encore ouvert ce soir, nous décidons de nous coucher. Il est 21h. Kadir s’endort pendant que j’écris. Je passerai une nuit en chemise en pantalon de laine, transi sous la très fine couette, à me retourner sans arrêt pour trouver un peu de sommeil. Nous retournerons prendre le petit déjeuner avec les gendarmes qui nous ramèneront à la voiture et la dégageront facilement. Nous n’étions qu’à quelques centaines de mètres d’un hameau que nous n’avions même pas vu !


Jef


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IMG-7672.JPGTanslucides ou multicolores, les lanternes au crépuscule allongent leurs ombres et transforment l’ancien fundunk Ben Yousef en antichambre pour palais de vizir Marrakchi.

François est déjà sous le charme de la cité marocaine. Il ferme les yeux. Des milliers d’étoiles semblent s’allumer les unes après les autres révélant chaque fois un part de leur mystère. On pourrait entendre les chants psalmodiés des sourates répétées à l’envie par les jeunes élèves de la Merdersa voisine. Une douce chaleur l’envahit, il se sent bien.

Ce soir, il ira fêter Noël au son des flûtes et des tambours de la place. Ils iront dîner en famille d’une soupe d’escargots, de petits plats glanés parmi les échoppes. De ces petits riens qui font tout parce qu’on les partage avec ceux qu’on aime le plus au monde, de ces petites perles de bonheur partagé qui donnent chaud au cœur.

Jef, Noel 2007, Marrakech.



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crane-pub---Galway.jpgHabitués riant fort au fond. Piliers de bars en fronton. L’homme nous tourne le dos, son bonnet noir engoncé sur d’épais cheveux gris, vieux bonhomme qui s’accroche au comptoir, s’assoupit, se reprend, sirote à peine sa pinte de stout. La bière diffuse en lui, monte directement, fusion entre abîmes. Tous parlent, fument trop, abusent – lui semble flotter, regarde en lui, sent l’ivresse profonde et doucereuse.

Près de nous, au comptoir, deux hommes en discussion, Guinness contre whisky. Le plus petit au whisky chancelle, regarde avec envie le bord de la banquette où nous sommes assis. Il s’approche finalement pour s’asseoir, essaie d’entamer une conversation incompréhensible, embuée, mâchonne, se ressert et reste finalement silencieux.  Il faut le signal de la musique qui nous fait monter au premier pour échanger quelques mots aussi peu clairs : « Oh ! France ! Yes ! Humchllmm … » Nous le saluons. Il répond, aimable, nous souhaite un « happy near year » en dodelinant, sûr de son temps.

Jef, Galway, le
27 décembre 2002

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dali.jpgLes fêtes arrivent bientôt ... et son cortège de joies mais de corvées aussi , la famille, les cadeaux, la foule qui s'empresse et  submerge toute envie !...

Alors voilà, jai envie de vous faire partir, de vous plonger dans l'univers du vrai voyage, le voyage onirique  et pour ça, je vous invite à ce voyage ha-lu-ci-no-gè-ne en Haute Mongolie concoté par Salvador Dali soi-même.

Asseyez vous donc tranquillement, abandonner toute tension ou stress et donnez-vous le temps de ce petit film qu'il faut regarder jusqu'au bout même s'il peut paraître long parfois voire démodé un peu .

Bon voyage et racontez moi vos impressions !

Jef

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Neptune---Florence.jpgDavid---Florence.jpg




















Neptune regarde l'Arno avec un contentement non dissimulé. Sa mâle assurance n'est pas feinte et même le jeune David qui le cotoit depuis si longtemps n'est pas dupe.

Nos deux héros sont arrivés à Florence après un périple et des détours de circonstance qu'ils ne comprennent pas encore très bien.
Michel Angelo Buonarroti érige son David en 1504 et Bartolomeo Ammannati son Neptune en 1575.

Le premier dont la renommée a conquis le monde semble à la fois fragile et invincible. Son déhanchement nous laisse toujours perplexe, attitude considérée comme si peu virile de nos jours, et pourtant, aucune ambiguité ne s'en dégage ...

Le second trône au coeur de sa fontaine est entouré de faunes et domine un quadrille de chevaux écumant. Mais quel prestance, quel triomphe !

Des deux, François ne sait lequel préférer, vraiment, non...
Son regard va de l'un à l'autre détaillant telle ou telle partie de leur anatomie classique, hésite, repart, transige... Las, il faudra les quitter pour découvrir les mille merveilles de Florence la majestueuse cité de Laurent le Magnifique ... mais on reviendra, c'est certain.

Jef, Firenze, 28 août 2007





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